Thursday, August 09, 2012

Yet another crossroad?


If you have been following this blog since the beginning or for a while,  you know that where I got today is the result of many random events! I left Istanbul 15 years ago to study journalism at NYU and come back as a potential editor for Vogue (or, later as I grew up, Vanity Fair). So much has happened since. Today, I am the proud and happy producer (and the host) of a weekly TV show, lucky to be able to realize my dream, enjoy it while doing it and be surrounded by an amazing team of colleagues. And as I was enjoying this moment of hard-earned glory, once again I found myself at a crossroads. Interestingly enough, this time, I am not looking at the situation as a crossroad but as a natural component of life.

I cannot deny that I am nervous, overworked and stresses out about what is waiting for me in the near future. That I am feeling a bit like an adult,  a bit like a scared shitless little girl.

The soundtrack of the moment is random but there is one song, a song that explains how I feel right now:

Le Long De La Route :
On n'a pas pris la peine
De se rassembler un peu
Avant que le temps prenne
Nos envies et nos voeux
Les images, les querelles
Du passé rancunier
Ont forgé nos armures
Nos coeurs se sont scellés

Rester seul dans son coin
Nos démons animés
Perdus dans nos dessins
Sans couleur, gris foncé
On aurait pu choisir
Le pardon, essayer
Une autre histoire d'avenir
Que de vouloir oublier

Prenons-nous la main
Le long de la route
Choisissons nos destins
Sans plus aucun doute
J'ai foi et ce n'est rien
Qu'une question d'écoute
D'ouvrir grand nos petites mains
Coûte que coûte

On n'a pas pris la peine
De se parler de nous
Nos fiertés tout devant
Sans pouvoir se mettre à genoux
Dans nos yeux transparents
Le mensonge sur nos dents
Impossible de le nier
Tout le corps révélé

Prenons-nous la main
Le long de la route
Choisissons nos destins
Sans plus aucun doute
J'ai foi et ce n'est rien
Qu'une question d'écoute
D'ouvrir grand nos petites mains
Coûte que coûte

Prenons-nous la main
Le long de la route
Essaye, vivre la vie
Glisser sans retenir

Et les mots ne sont que des mots
Pas les plus importants
On y met nos sens propres
Qui changent au gré des gens

C'est con, ce qu'on peut être con
A se cacher de soi même

C'est con, ce qu'on peut être con
Car l'autre n'est que le reflet de ce qu'on se met à couvert

Si nos je t'aime à l'entrée
Ne veulent pas nous figer
C'est le début de nos rêves
Qui tendent à se confirmer

C'est con, ce qu'on peut être con
A se cacher de soi-même

C'est con, ce qu'on peut être con
Car l'autre n'est que le reflet de ce qu'on se met à couvert

C'est con, ce qu'on peut être con
A se cacher de soi même

C'est con, ce qu'on peut être con
C'est con, ce qu'on peut être con
C'est con, ce qu'on peut être con

(Merci à Lauriane p